The Entrepod goes for a trip – Festival This is England et The Draytones au Hipster Café

Une bonne partie de l’équipe de l’Entrepod était présente ce vendredi 6 novembre à l’Omnia pour la dernière séance de la semaine avant la soirée de clôture et de remise des prix du samedi.

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Du haut niveau en termes de cinéma de nature à combler tous les spectateurs, cinéphiles avertis ou non. De solides scénarios (assez sombres dans l’ensemble) servis par d’excellents acteurs et réalisateurs, et une grande variété de techniques employées, au sein parfois d’un même film (cf . le triptyque d’animation Through the Hawthorn réalisé à 6 mains).

Il est définitivement acquis que l’Entrepod fait et défait les carrières : 3 des 7 films projetés ce soir-là seront finalement au palmarès du samedi (où n’était présente dans la salle que l’élite de l’équipe) :

  • Prix de la meilleure fiction : Emotional Fusebox : comédie douce-amère typically British (au moins ici Christophe Thierry ne reprendra pas mon accent…) avec l’excellente Jodie Whittaker, déjà croisée au détour de de certaines séries non moins british (Black Mirror et Broadchurch notamment). Ça tombe bien, il avait fait l’unanimité au sein de l’équipe. On en entendra certainement reparler à plus grande échelle puisque le court est le pilote d’un long métrage d’ores et déjà tourné.
  • Prix du meilleur film d’animation : Mend and Make do. Sur la base d’une bande-son documentaire sur laquelle une femme âgée nous raconte sa vie, de ses premières amours à la mort de son époux en passant par la naissance de ses (très nombreux) enfants. Un film très apprécié de l’équipe.
  • Prix spécial du jury : Territory : certains y verront peut-être un moyen pour Christophe Thierry de voir ainsi distingué un film qu’il nous a confié avoir beaucoup aimé. Un documentaire quasi-silencieux sur le combat surréaliste d’employés de la ville de Gibraltar aux prises avec les singes installés sur le rocher bien avant l’homme. Des plans décalés, de l’humour sur la cohabitation de l’homme et de l’animal, quelques messages en creux… L’équipe était plus partagée sur le sujet, mais une deuxième vision s’est finalement avérée de nature à convaincre les plus réticents.

 

4 autres prix délivrés le samedi :

2 comédies :

  • Prix de l’ABC Cellar : After Eric, qui n’est pas un documentaire sur l’histoire de Manchester United, mais… la suite de la petite sirène. Contre toute attente, pas un film d’animation, mais un faux documentaire très drôle et décalé contant les affres de la petite sirène, divorcée, vivant en Sdf au bord de la plage, employée à l’aquarium pour nettoyer les bassins … et menacée par une Ursulla tapie dans l’ombre.
  • Prix des collégiens : chinese treachery. Court métrage hilarant de moins de 5 minutes, très efficace, qui met aux prises 2 jeunes lors d’un oral de chinois en présence de leur (a priori excellente) professeur.

2 films dans la veine sociale et humaniste du cinéma britannique,

  • Prix du Rouen Norwich Club : Charity : l’histoire d’une jeune fille vivant dans des conditions précaires avec sa mère et ses jeunes frères et sœurs, dont le retour du grand frère incarcéré semble remuer de douloureux souvenirs.
  • Prix des lycéens : Beverley. Présenté aux détenus  de  la maison d’arrêt du Havre dans la semaine, un film sur le racisme et les phénomènes de groupe dont le grand mérite est de n’être ni manichéen, ni simpliste. Grande performance de la jeune actrice principale : Laya Lewis.

 

Et pendant que nous regardions ces films, qui œuvrait dans l’ombre pour offrir aux aficionados du festival une formidable deuxième partie de soirée ? Notre Freddy, qui avec son association Europe and co (remerciée comme il se doit lors de l’ouverture de la soirée de samedi par Christophe Thierry) organisait au Hiptser Café une superbe soirée musicale, avec Victoria (concert achevé à l’issue de notre soirée ciné) et les excellents, énergiques et entraînants Draytones et leur musique très sixties. 2 beaux groupes dans un magnifique endroit, fraîchement et parfaitement restauré (la qualité de la salle de concert est à saluer).


C’est à l’issue de cette belle soirée que nous avons eu le privilège d’interviewer :

  • Christophe Thiery himself;
  • Quentin et Claire, jeunes bénévoles respectivement en charge de la Direction technique du festival This is England et de sa communication;
  • Jean-Marc Delacruz, l’enthousiaste et enthousiasmant directeur des programmes de l’Omnia;
  • Le (très) sympathique patron de l’Hipster Café, Cédric;
  • Andy, bassiste des Draytones (grâce à l’impeccable anglais de Lulu);
  • Et notre Freddy, fatigué mais content…

Vivement l’an prochain pour la 5ème édition de ce festival, so terrific, fantastic, wonderful… !

3 Comments
  1. Merci pour cette petite balade. J’avais presque l’impression d’y être, sans les films et les bières!
    Les petites interviews à chaud diverses et variées sont de qualité. Et l’ambiance sympa pas prise de tête est toujours là ! Je reviendrai me balader avec vous !

  2. Merci pour ce retour 🙂
    On a encore eu quelques petits soucis techniques en mobilité, mais si ça ne porte pas préjudice à l’écoute, tant mieux!
    Et puis, c’est un peu aussi ce qui fait le charme des podcasts indépendants, ce côté pas trop formaté, non? 🙂
    En tout cas de notre côté on prend vraiment du plaisir à relayer les événements sous cette forme.
    Merci pour la fidélité 🙂

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