L’EntrePod se balade au 16ème festival du Courtivore

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C’est parti ! La 16ème édition du Courtivore vient de débuter.

Pour connaitre le programme détaillé, on vous invité bien sûr à (ré)écouter notre épisode consacré au Courtivore, en présence de son président, Elian Pirio.

Mais vous pouvez également vous rendre sur le site du festival : http://courtivore.com/

 

1er acte

NiKo

Hier soir, 11 mai 2016 s’est tenu le 1er des 3 actes servant à qualifier les films pour la finale.

Pour ma deuxième participation à ce festival, je me suis rendu à cette première soirée de la 16ème édition avec plus d’expérience que l’an passé mais sans pour autant savoir à quoi m’attendre en termes de programmation.

Arrivé avec un peu d’avance pour être sûr d’avoir une place, j’ai pu apprécier l’évolution par rapport à l’an passé que nous avait présentée Elian : la présence sur scène d’une groupe de musiciens jouant pour faire patienter pendant que le public prend place.

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J’ai d’ailleurs bien fait d’arriver tôt car la salle s’est vite retrouvée bien remplie.

Les films en compétition pour cette première soirée (synopsis repris sur le site du Courtivore) :

GAGARINE
de Fanny Liatard & Jérémy Trouilh (France) – 15 min
Youri a 20 ans, il vit avec sa mère à Ivry, dans la cité qui l’a vu grandir. Mais la démolition approche : le décor de ses rêves d’enfant va disparaître. Comment prendre son envol quand on n’a plus de vaisseau spatial ?

FRENCH TOUCH
de Xiaoxing Cheng (France / Chine) – 20 min
“La France, c’est mort. Ça se passe à Dubaï ou à Shanghaï !” Mais le rêve chinois de Florent, jeune diplômé français, tourne au cauchemar. Prêt à tout pour sa survie au Far-East, il croise le chemin de Tang, une belle Chinoise revenue de France, qui va lui faire une proposition… exotique.

YUL & LE SERPENT
de Gabriel Harel (France) – 13 min
Yùl, 13 ans, accompagne son grand frère Dino pour conclure un deal avec Mike, petite frappe accompagnée de son dogue argentin. Alors que la situation tourne mal, un étrange serpent apparaît.

JE SUIS UNE POIGNEE DE MAIN
de Aurélien Laplace (France) – 3 min
À Washington, le 13 Septembre 1993, l’histoire est en marche ! Jusqu’à ce qu’un quiproquo surgisse…

UNCANNY VALLEY
de Paul Wenninger (France / Autriche) – 14 min
La Première Guerre mondiale révèle son lot de souffrances, la futilité de la guerre, les affres du conflit et de la survie, la découverte de la fraternité. Une animation en prises de vue réelles.

DENIS ET LES ZOMBIES
de Vital Philippot (France) – 20 min
Mathias emmène ses camarades tourner un film de zombies dans la maison de campagne familiale. Mais les autochtones ne voient pas le tournage d’un très bon œil et Denis, l’ami d’enfance de Mathias, va se révéler de plus en plus collant.

LA PLAGE
de Keren Ben Rafael (France) – 18 min
La tête au soleil, les pieds dans l’eau, même à la plage les gens n’arrivent pas à se détendre. Le bruit de leurs pensées les empêche de voir.

THE RACE
de Michaël Le Meur (France) – 14 min
Condamnée à croître, jamais satisfaite, l’Humanité accélère et se précipite dans une course folle. Et si cette fuite en avant n’était pas le fruit de notre libre arbitre, mais le résultat des mécaniques qui gouvernent l’univers?

Pour vous donner une idée de ces films, je vous invite à regarder le teaser de cette première soirée :

Comme l’an passé, j’y ai retrouvé ce qui m’avait plu : de la diversité.

On a des films très courts, d’autres assez longs, de l’humour, de la poésie, de l’animation, de la prouesse technique, etc. bref une variété qui fait qu’on ne voit pas le temps passer.

Hormis le film d’animation Yùl et le serpent qui m’a laissé de marbre, j’ai trouvé un intérêt plus ou moins important aux 7 autres œuvres présentées hier soir.

J’ai d’ailleurs eu du mal à me décider parmi 3 au moment des votes et celui que le hasard a fini par choisir n’a pas as été retenu (Uncanny Valley, un film en style stop motion avec prises de vue réelles), tout comme The Race et sa direction artistique qui m’avaient vraiment emporté.

Finalement, les gagnants de cette soirée furent La plage (impressionnant plan séquence) qui termina 2ème au nombre de votes et French touch (film humoristique, bien écrit et bien joué) qui a visiblement remporté la soirée haut-la-main.

Ils sont donc qualifiés pour la finale du 3 juin à l’Omnia !

Le résultat des votes intervient vers 22h30-22h45 après avoir laissé une carte blanche au festival (PARENTHESE) organisé par le Collectif Lucien dont nous aurons certainement l’occasion de parler prochainement sur ce même site.

Le temps de grignoter et prendre un verre au cocktail organisé, d’échanger quelques instants avec Elian puis Géraldine (de l’association PIX3L, dont on reparlera certainement également) et cela nous fait une sympathique soirée qui se termine tranquillement vers 23h15.

Je ne sais pas si je pourrai participer au deuxième acte, mais ça m’en a donné sacrément envie. Quoiqu’il en soit, je crois savoir qu’Arnaud a prévu de s’y rendre, donc ce billet sera probablement complété pour l’occasion ! 🙂

 

2ème acte

NiKo

Finalement, j’ai à nouveau participé en solo au 2ème acte hier soir, 18 mai, à l’Ariel.

Encore une fois, je suis arrivé avec une bonne vingtaine de minutes d’avance ce qui m’a permis de profiter de l’animation musicale (Valentin Barray au piano) durant l’installation du public.

Ça m’a surtout permis de pouvoir participer à la soirée, car la salle s’est vite remplie et l’organisation a dû refuser l’entrée aux retardataires !

Les films en compétition pour cette deuxième soirée (synopsis repris sur le site du Courtivore) :

UNE SUR TROIS
de Cecilia de Arce (France) – 18 min
Simone et Zelda, deux très proches amies étudiantes en design, ont un projet à rendre pour décrocher leur diplôme. Leur objectif est perturbé par la grossesse involontaire de Simone, qui décide d’avorter. Zelda va tenter de l’aider mais s’impliquer dans ce qui ne la regarde pas pourrait bien compliquer davantage les choses…

ER UND SIE
de Marco Gadge  (Allemagne) – 15 min
Un air de Casablanca saxon se dégage de cette aire d’autoroute déserte. Thomas aussi aimerait être seul ici. Surtout depuis la rupture avec sa compagne. Par téléphone. Juste avant l’emménagement à deux à Munich. Au lieu de cela, il rencontre la curieuse Annemarie, deux fois son âge et un appétit de la vie débordant. Vous verrez, tout va mieux après un Schnaps !

TOUT VA BIEN
de Laurent Scheid (France) – 20 min
Pas à pas, les dernières heures d’un homme qui doit se rendre en prison jusqu’à ce que les portes se referment sur lui. Pourquoi ? On ne le sait pas vraiment. Qui est-il ? On le devine de bonne famille, tombé là par malchance. Un accident. Un jeune type comme n’importe quel autre.

UN OBUS PARTOUT
de Zaven Najjar (France) – 9 min
Beyrouth en 1982, rongée par la guerre civile, est coupée en deux. Seul moyen pour Gabriel de voir Houda, sa fiancée : traverser un pont gardé par une armée de francs-tireurs. Ce soir c’est le match d’ouverture de la Coupe du Monde, Argentine/Belgique, toute la ville attend cette rencontre !

GHOST CELL
de Antoine Delacharlery (France) – 6 min
À la fois film scientifique, documentaire et onirique, Ghost Cell est une plongée en relief au cœur des entrailles d’un Paris organique vu comme une cellule au travers d’un microscope virtuel.

L’ETOURDISSEMENT
de Gérard Pautonnier (France) – 20 min
Suite au décès accidentel d’un collègue de travail, Eddy est chargé, malgré lui, d’aller annoncer la terrible nouvelle à l’épouse du défunt. Georges, un autre collègue, lui propose de l’accompagner pour le soutenir dans cette délicate mission et dans l’idée de rentrer chez lui plus tôt par la même occasion.

LE CADAVRE DU PERE NOEL BOUGE ENCORE
de Raphaële Moussafir (France) – 14 min
Quand Julie et Antoine, parents délicieusement modernes et aimants, réalisent que leur fille Pia est sous l’influence de la petite Valentine qui sait tout sur la Chose, ils sont prêts à s’asseoir sur quelques principes afin que leur enfant retrouve le droit chemin. 

TRAIN
de Olivier Chabalier (France) – 13 min
Une histoire de voyage, une allégorie sur la détermination, la destinée et l’existence.

 

Pour vous donner une idée de ces films, le teaser de cet acte 2 :

Sur la page Facebook de l’événement, vous trouverez quelques teasers de films dont celui du gagnant de la soirée : L’étourdissement (film humoristique, mais également plein de tendresse) arrivé en tête des suffrages devant Er und Sie (encore un formidable film de 15 minutes en plan séquence).

Cette semaine, la carte blanche était laissée à Florent « Woods » Dubois, réalisateur rouennais de clips musicaux, dont ceux de Christine et Tahiti 80.

Photos et vidéos de la soirée :

 

3ème et dernier acte

NiKo

Pour cette dernière soirée de sélection des finalistes au cinéma Ariel, Arnaud s’est joint à moi et nous avons donc participé ensemble à la projection des 8 films restant en compétition.

Encore une fois, le Courtivore a fait salle comble et nous avons pu patienter en musique avec le groupe Utreïa pour une mise en place très plaisante à nouveau.

Les films en compétition pour cette dernière soirée (synopsis repris sur le site du Courtivore) :

REPLIQUE
de Antoine Giorgini (France) – 19 min
Aujourd’hui, Tony, passe une audition pour l’entrée au conservatoire, section art dramatique. Mais son ami Steven, censé lui donner la réplique, n’est pas là. Après avoir échoué à lui trouver un remplaçant, Tony quitte les lieux, déterminé à ne plus jamais adresser la parole au traître.

VOYAGE VOYAGE
de Yoonyoung Choï (France) – 20 min
« Voyage, voyage / Plus loin que la nuit et le jour / Voyage (voyage) / Dans l’espace inouï de l’amour ».

LOVE COMES LATER
de Sonejuhi Sinha (Etats-Unis) – 10 min
Riz, une immigrante ambitieuse, travaille dans un petit motel, afin de poursuivre le rêve américain. Lorsque Riz fait face à un évènement soudain, elle se rend compte du danger d’être sans papiers, et doit prendre une décision qui changera sa vie.

LE REPAS DOMINICAL
de Céline Devaux (France) – 14 min
C’est dimanche. Au cours du repas, Jean observe les membres de sa famille. On lui pose des questions sans écouter les réponses, on lui donne des conseils sans les suivre, on le caresse et on le gifle, c’est normal, c’est le repas dominical.

LE VILLAGE PERDU
de George Todria (Espagne / Georgie) – 15 min
Dans un village abandonné, où vivent seulement un homme et une femme d’âge moyen, des lumières commencent à apparaître dans quelques-unes des maisons vides. Chaque personnage réagit à cet évènement de façon différente. Leurs vies ne seront plus jamais les mêmes.

QUI N’A PAS SA PART D’OMBRE
de Leo Favier (France) – 15 min
Le Ministre du budget se retrouve acculé par les journalistes. Ça y est, ils ont trouvé la preuve de son compte caché en Suisse. Scandale! Démission! Comment a-t-il pu en arriver là? Afin de trouver un plan pour s’en sortir, le Ministre replonge dans son passé. Construit à base de clips vidéos tirées de banques d¹images, ce film raconte avec humour et précision la vie d¹un homme politique qui se saisit de toutes les opportunités pour réussir et arriver au sommet.

TO SILICON VALLEY
de Benjamin Nuel (France) – 17 min
Suite à une grave tumeur cérébrale et grâce à son poste au service du PDG d’un grand laboratoire, Franck a pu bénéficier d’un programme expérimental visant à sauvegarder son identité et ses données cérébrales. Atteint d’amnésie, il cohabite désormais avec sa copie numérique, à la mémoire intacte.

UNTITLED (FIGURATION LIBRE)
de Damien Collet (Belgique) – 10 min
Portrait d’une révolution. Avec New York pour toile de fond, son leader nous dépeint sa mise en œuvre. Suivez le guide.

 

Si j’ai été moins emballé par les films de la soirée par rapport aux deux précédents actes (fatigue ?), j’ai tout de même passé un bon moment et les résultats des votes reflète globalement mes préférences (j’ai voté pour Le repas dominical.)

Ainsi, les deux derniers finalistes sont :

On a eu droit à la venue surprise de Leo Favier, présent actuellement à Rouen et réalisateur de Qui n’a pas sa part d’ombre en compétition ce soir.

Et bien entendu, à une carte blanche a été offerte à une compagnie de théâtre Still Kiddin venue nous présenter une création en Bref (dont nous avait parlé Elian) intitulée : « Bref. Je fais du théâtre à la Fac ». L’exercice est beaucoup plus dur qu’il peut paraître et ils s’en sont vraiment pas mal sortis !

Voilà donc qui clôt pour moi le Courtivore 2016 car je n’aurai pas l’occasion d’assister aux futurs événements (La finale, le Courtivore en short, ciné-toiles).

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Deuxième année pour moi, j’ai participé à plus d’événements que l’an passé (bon c’était pas compliqué puisqu’on n’avait participé qu’à une soirée avec Starlette) et j’en ressors avec un sentiment de grand professionnalisme tout en restant bon enfant. « Sérieux sans se prendre au sérieux » en quelque sorte et donc, tout ce qui me plait !

Et toi Arnaud ? t’en as pensé quoi ?

Arnaud

Première soirée de Courtivore pour ma part, toutes éditions confondues ; mais pourquoi n’y suis-je pas allé plus tôt ?

Le Festival est à l’image d’Elian, que nous avions reçu à notre micro : simple, décontracté mais extrêmement professionnel.

Les conditions sont excellentes (je n’avais plus été à l’Ariel depuis plus de 20 ans : la salle est belle et confortable),  la soirée bien introduite et bien menée, rythmée par l’accueil musical très sympathique et la projection de fin qui permet d’attendre agréablement le résultat des votes.

La sélection très variée, entre drames et comédies, fantastique et réalisme, films d’animation ou traditionnels, bien qu’inégale à mon sens, était très plaisante.

Pour ma part, à l’heure du vote, mon cœur balançait principalement entre les 2 films d’animation, le repas dominical et untitled (figuration libre). J’ai finalement opté pour le premier, très bien écrit – à la première personne – et visuellement réussi, vainqueur du soir. Le public a décidément mon bon goût. Petit tuyau : il est visible ici, sur arte + 7, jusqu’au 29/05.

Après cette excellente soirée, c’est donc en famille que j’assisterai très probablement à la finale le vendredi 3 juin, pour découvrir notamment les 4 précédents sélectionnés en présence de certains de leurs réalisateurs.

 

PS: Pour cette finale, les places à l’Omnia se vendent vite alors foncez si vous ne voulez pas la rater

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